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Les plaisirs du corps
En tant qu’homme gai ou bisexuel …
Les différents types de couple

Les plaisirs du corps

La sexualité est un besoin essentiel chez l’être humain. Elle fait partie intégrante de chaque individu et comprend plusieurs dimensions : physiologique, psychologique, sociale, affective, culturelle et éthique. Pour avoir une sexualité en santé, il ne suffit pas d’avoir un bon appareillage, mais bien d’arriver à intégrer ces différentes dimensions. Il faut également chercher les renseignements et le soutien nécessaires afin que tu puisses faire des choix éclairés.

« Oui. Yes. Si, si »

Tout le monde dispose d’un répertoire sexuel composé de moyens de séduction et de pratiques sexuelles préférées. On a tendance à répéter ce qui est familier. Et pour les hommes, toutes orientations sexuelles confondues, l’objectif premier d’une relation sexuelle est souvent l’éjaculation.

Pourtant, la variété des plaisirs procurés par les sens du corps est illimitée. La vue est le sens le plus sollicité par l’homme dans son processus d’excitation sexuelle. Il y a aussi le plaisir d’entendre, de goûter, d’humer les odeurs et de ressentir les touchers et la peau. Il n’y a rien de plus érotisant qu’un homme qui sait amener son partenaire dans l’aventure du plaisir des sens … Et c’est contagieux !


En tant qu’homme gai ou bisexuel …

EN TANT qu’homme gai ou bisexuel, tu peux vivre certaines réalités particulières. Par exemple : il est possible que ta famille ou tes ami(e)s t’aient exclu à la suite du dévoilement de ton orientation sexuelle ou encore que tu t’attendes à être rejeté par tes proches. Tu ne te sens peut-être pas tout à fait à l’aise avec ton orientation sexuelle. Il se peut que tu viennes d’apprendre que tu vis avec le VIH ou encore que tu éprouves des difficultés à apprendre à vivre avec cette réalité. Tu as peut-être l’impression de ne pas correspondre à certains critères considérés comme esthétiques dans le milieu gai (ex. : taille du pénis, poids etc.).

Encore aujourd’hui, les bars demeurent des lieux de rencontre importants pour les hommes gais. À cela s’ajoutent les afterhours, les raves, les saunas, et des endroits publics tels que certains parcs. Dans ces différents contextes, l’alcool et les drogues peuvent être consommés pour faciliter les rencontres et pour une multitude d’autres raisons…

Pour certains, la sexualité vécue dans des endroits publics est excitante. Pour d’autres, la sexualité est quelque chose de très intime qu’on ne partage qu’avec un ou quelques partenaires. L’utilisation de l’Internet à des fins sexuelles est une réalité bien connue. L’Internet offre la possibilité d’augmenter le nombre de rencontres sexuelles sous le couvert de l’anonymat, si on le désire. Cet aspect «incognito» peut favoriser l’exploration de pratiques sexuelles auxquelles on ne s’adonnerait pas autrement. L’inconnu, l’interdit et la prise de risque peuvent représenter des contextes excitants.

Des informations et des ressources tenant compte de nos réalités sont disponibles. Une bonne santé sexuelle – sans mettre de côté la notion de plaisir – est à la portée de tous les hommes gais et bisexuels – séronégatif ou séropositif, jeune ou moins jeune, vivant en milieu rural ou urbain. Certaines réflexions pourraient également t’aider à maintenir ou développer des stratégies personnelles afin de vivre une sexualité épanouissante, enrichissante et passionnée.


Les différents types de couple

L’une des principales questions que les hommes gais et bisexuels doivent considérer est celle du statut sérologique leurs partenaires. Certains peuvent se demander s’il est vraiment obligatoire de connaître le statut sérologique de l’autre. Il est difficile de répondre affirmativement à cette question de façon définitive. Il demeure toutefois évident que connaître le statut sérologique de son partenaire peut être utile au plan de la prévention du VIH, surtout si on envisage d’abandonner le condom dans le cadre d’un couple.

Il faut avouer qu’il n’est pas toujours facile de se savoir séropositif et de le dire à celui qu’on aime dès le début d’une relation. Force est de constater qu’il y a encore beaucoup de gens qui ont des préjugés à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Mais dans un couple, l’autre a le droit de savoir, quelle que puisse être sa réaction. Vivre en couple ne repose pas seulement sur le sentiment amoureux. Cela sous-entend également tout un rapport de confiance et de franchise, surtout en ce qui concerne la santé des partenaires. C’est à cette confiance qu’il faut faire appel au moment d’aborder la question du statut sérologique.

Au plan du statut sérologique, les couples gais se divisent en trois catégories. Quant à la responsabilité des comportements sécuritaires, elle repose sur les deux partenaires à la fois et doit toujours être partagée quelque soit le statut sérologique de chacun.

LE COUPLE SÉRONÉGATIF + SÉRONÉGATIF

Les couples dans lesquels les deux partenaires sont séronégatifs peuvent avoir le désir d'abandonner le condom lors des relations sexuelles. Effectivement, cela est envisageable. Il faut savoir, toutefois, que le port du condom ne protège pas seulement des risques d'infection par le VIH. Il présente bien d'autres avantages sur le plan de l'hygiène et de la propagation des ITS (MTS). Certains individus pourront donc souhaiter continuer à l'utiliser.

Il faut également savoir que, même entre séronégatifs, et même dans un couple fermé, on ne renonce pas comme ça au condom du jour au lendemain. En effet, nous sommes en partie responsables de la santé des autres. Comment se sentirait-on en apprenant par la suite qu'on a introduit le VIH dans son couple et qu'on a contaminé son partenaire uniquement par peur de la franchise, par crainte de sa réaction ? Et lui surtout, comment va-t-il se sentir ? Il ne faut donc jamais s'imaginer qu'on est à l'abri de toute contamination simplement parce qu'on vit une relation de couple, fermée ou non. L'imprévu peut toujours survenir.

LE COUPLE SÉRONÉGATIF + SÉROPOSITIF

C'est probablement à l'intérieur des couples séronégatif/séropositif que les enjeux sont les plus importants au niveau de la transmission du VIH. En effet, dans ces couples, les partenaires ne doivent jamais abandonner le condom lors de leurs pratiques sexuelles. La notion de risque et de rechute est ici capitale. Le partenaire séronégatif, malgré tout son amour, peut vivre dans la peur permanente d'être infecté, tandis que le partenaire séropositif peut vivre dans la crainte constante d'infecter l'autre. C'est pourquoi, lorsqu'on vit dans un couple séronégatif/séropositif, on ne doit pas hésiter à se demander si on est vraiment à l'aise d'évoluer dans un tel contexte. Pour aider à surmonter ce malaise, on a tout intérêt à en parler autour de soi, que ce soit avec son partenaire, avec ses amis ou avec toute autre personne de confiance disposant des ressources nécessaires pour écouter et répondre à ce type de questionnement.

Les partenaires d'un couple séronégatif/séropositif sont en droit de se demander s'ils peuvent faire confiance à 100 % au condom. Si le condom reste un moyen très efficace et fiable pour prévenir la transmission du VIH et des autres ITS, certains vont préférer renoncer à la pénétration et à certaines pratiques plutôt que de tout miser sur la fiabilité du condom. Il existe en effet toutes sortes d'autres jeux sexuels qui ne représentent aucun risque d'infection.

LE COUPLE SÉROPOSITIF + SÉROPOSITIF

On a tendance à penser que, parce que les deux partenaires sont atteints du VIH, il n’est pas nécessaire d’utiliser le condom. Ce n’est pas aussi simple que ça. Les deux partenaires d'un couple séropositif peuvent décider de garder l'usage du condom pour se protéger d'autres infections sexuellement transmissibles sexuellement ou d'infections opportunistes. Vous réduirez également le risque de vous exposer à des souches différentes de VIH. De plus, si les deux personnes prennent des médicaments anti-VIH différents et développent des résistances à ces médicaments, ces résistances peuvent se transmettre au cours d’une relation sexuelle non-protégée. Ainsi, les futures options de traitement se verraient désormais limitées.

« Nous formons un couple et nous ne désirons plus utiliser le condom »

Si vous vivez une relation de couple depuis un certain temps, il est possible que vous souhaitiez arrêter d’utiliser le condom. Cette décision doit être le choix des deux partenaires. Il est préférable d’en parler ensemble, honnêtement, et de vous exprimer librement. Vous pouvez choisir une entente d’exclusivité sexuelle, d’honnêteté et de confiance mutuelle ou d’utilisation du condom si votre relation est de type ouvert, comme c’est parfois le cas. La prochaine étape consiste à consulter un médecin et à passer des tests de dépistage pour les ITS et le VIH. N’oubliez pas qu’avant de passer un test de dépistage du VIH, vous devez prévoir une période d’attente de 3 mois à partir de votre dernière relation à risque. Tant et aussi longtemps que tous les résultats ne sont pas reçus et négatifs, vous devez maintenir l’utilisation du condom.

Pour les couples dont les deux partenaires sont séropositifs, la réalité est un peu différente. Si vous êtes un couple dont les deux partenaires sont séropositifs, vous pouvez choisir d’arrêter l’utilisation du condom. Il est toutefois recommandé d’en aviser votre médecin et de vous assurer un bon suivi médical, question de bien protéger votre santé.




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